Carnet de route

Week end raquettes en Gruyère

Le 28/02/2026 par MARCHAL Anne

Tout commence par la lecture du programme détaillé et concocté par Christine: je pense que je vais bien dormir dimanche soir! Après un réveil au petit matin samedi et quelques heures de route, nous arrivons à Moléson-sur-Gruyères, point de départ de ce week-end raquettes.

Apres l'indispensable verification de nos DVA, il nous faudra monter un peu avant de retrouver la neige et pouvoir chausser nos raquettes. Les paysages sont splendides, un régal pour les yeux, et la tête, je profite de l'instant présent. Nous arrivons au sommet du Vanil Blanc (1572m) comme prévu pour la pause déjeuner et profitons de belles éclaircies pour admirer les sommets alentours. Avant d'entamer la descente par le même itinéraire, Christine nous propose un premier exercice de descente en pente raide dite "à la genevoise" qui fût une découverte pour moi. Un peu plus bas, nous expérimentons un second exercice au cours duquel nous apprenons comment confectionner un baudrier de fortune avec une sangle et un mousqueton, installer une main courante avec pelles, sangles et corde sur laquelle nous apprenons à nous auto-assurer à l'aide de 2 noeuds différents : le Machard et le Prusik. Nous rejoignons ensuite les voitures pour compléter les sacs avec nos affaires du lendemain et le dîner du soir avant d'entamer la dernière montée vers la Cabane des clés alors que la brume s'installe. Un petit coup de stress à l'approche de ladite Cabane: nous ne distingons pas si les volets ouverts et ne voyons aucune lumières à l'intérieur ... mais soulagement, il y a finalement bien du monde pour nous accueillir.

Après avoir pris nos quartiers dans un dortoir spacieux et préparé le dîner, il est temps de faire un premier debrief autour d'un apéro bien mérité! Le dîner sera bien copieux et délicieux, j'avoue avoir un faible pour la salade de fruits avec le pain d'épices maison! Il est maintenant l'heure d'aller se coucher, il ne s'agirait pas d'etre fatigué vu ce qui nous attend le lendemain.

Dimanche, c'est reparti pour la 2e rando, j'ai trop hâte ! Cette fois c'est un délicieux cake maison que l'on partage au petit- déj. Vient le temps de prendre congés de nos hôtes et nous remettre en route, sous un ciel couvert, direction le Plan Francey.

Nous chaussons les raquettes, testons nos DVA et cheminons au pied du Moléson au travers d'anciennes coulées d'avalanche qui jalonnent notre parcours. Notre itinéraire nous mène de cabanes en cabanes, le Petit Plané, puis le Gros Plané jusqu'au Villard. Le ciel se dégage occasionnellement laissant passer un beau soleil qui sublime les paysages et nous réjouit tous! Les choses sérieuses commencent: ça monte! Si hier, nous n'avions croisé personne, aujourd'hui le chemin est un peu plus fréquenté principalement par des skieurs. Il devient plus étroit et technique du fait d'un dévers sans doute accentué par le passage de ces skieurs lors de leur descente. Certains d'entre nous décident alors de nous attendre sur le chemin du retour. Nous sommes 3 à poursuivre l'ascension. Un franc soleil nous accueille alors que nous débouchons sur un cirque où combes et sommets enneigés se succèdent. Je ne sais plus où regarder tant c'est grandiose, j'y ai pris un nombre incalculable de photos en multiples exemplaires d'ailleurs! La dernière ligne droite, ou presque, se traduit par une montée plus soutenue qui se termine par un long passage en dévers, exigeant pour les chevilles, afin d' atteindre la crête du Moléson. Les nuages sont à nouveau descendus, nous privant d'un panorama que j'imagine splendide, mais je suis fière de moi et heureuse d'y être arrivée.

Après un petit en-cas, nous poursuivons un peu plus haut jusqu'au point 1804 avant d'attaquer la descente. Et là, les choses vraiment sérieuses commencent ! Christine nous donne de précieux conseils sur la conduite à tenir en cas de chute et je me dis alors que j'aurais été boen plus à l'aise avec des skis pour la descente ! Je n'en mène pas large dans cette pente alors je reste concentrée sur mes pieds et mon poids du corps afin de contrôler ma progression. Nous retrouvons ensuite notre chemin en dévers qui se révèle bien plus complexe à descendre qu'à monter! Christine entreprend de nous tailler des petites marches pour nous aider à franchir cette difficulté. Les soupirs de soulagement se font entendre lorsque nous arrivons en bas !! Fatiguée, la faim se fait sentir et je tente de ne pas trop me faire distancer par Lou-Anne et Christine qui ont vraisemblablement plus faim que moi et se hâtent pour retrouver le reste du groupe pour le déjeuner !

Ensuite nous repartons par un itinéraire sensiblement similaire à celui du matin qui nous ramène au dessus de la cabane des clés avant de retourner aux voitures. Nous terminenons par un débrief autour d'une boisson réconfortante bien sûr, puis nous prenons la route du retour. Comme je le pressentais, j'ai passé un excellent week end et ai incroyablement bien dormi dimanche soir! De belles randos, une organisation au top et un groupe extra constituent

LA recette parfaite pour un excellent week end. Un énorme MERCI à toutes et tous !