Carnet de route

Carnet de cordée – Week-End Pointe Percée

Le 03/09/2026 par COUCHOT Quentin

Samedi 29 août

Réveil à 6 h au camping de Saint-Jean-de-Sixt. Le soleil se lève sur la Roche Blanche. À 7 h 30, nous voilà tous réunis pour le briefing du week-end. Delphine et Thibaud seront nos encadrants. Le ton est donné : la journée sera dense, nous ne pouvons pas perdre davantage de temps.

Une fois le matériel réparti, nous nous mettons en route. Nous arrivons dans les alpages, quittant petit à petit la ville pour les chalets et les fermes d’antan, jusqu’à rejoindre le col des Ânes, à 1 721 m d’altitude. Cette fois, nous laissons les voitures et partons pour 3 km et 445 m de dénivelé positif, avalés en 1 h 20. Cette première randonnée nous permet de rallier le refuge de la Pointe Percée, à 2 164 m d’altitude.

La journée continue avec 2 h de manipulations : nous appréhendons la pose de coinceurs, de friends, puis la réalisation d’un relais. 12 h — Nous avalons notre déjeuner, puis direction la Pointe des Verts. Sur le chemin, nous révisons les techniques d’encordement et de progression : modes 1 et 2 activés !

14 h — Arrivés à la brèche entre la Pointe Chombas et la Pointe des Verts, Delphine — dite le Chamois — nous donne le rythme : il ne faudra pas traîner, le refuge nous attend pour le repas de 19 h, et 6 h de traversée sont planifiées. Nous progressons sur l’arête, mais pas assez vite pour finir dans les temps. Il est maintenant 16 h 30 et nous n’avons parcouru qu’un tiers du trajet. Nous échangeons avec le refuge, et le gardien nous conseille de rebrousser chemin. En effet, c’est une première pour tous les participants : nous passons beaucoup de temps à analyser et à nous sécuriser.

19 h 30 — Nous arrivons juste à l’heure pour le repas. Exténués, le retour m’a impacté physiquement et moralement. Le briefing du soir est sans appel : nous devons encrer les bases : nœuds, relais, longueur de corde. Nous repartirons donc sur celle-ci le lendemain.

Dimanche 30 août

Réveil à 7 h au refuge. Après une nuit confortable et un petit-déjeuner copieux. Nous nous équipons, échangeons les partenaires de cordée, et c’est reparti en direction de la Pointe des Verts.

Malgré la journée précédente, nous sommes déjà plus rapides sur la marche d’approche. Après une petite révision du nœud de chaise et du demi-cabestan, nous nous élançons sur l’arête : Thibaud et Alice partent en premier, suivis par Mathias et Fred, puis Virginie, Delphine et moi fermons la marche.

Cette fois, nous sommes plus efficaces et enchaînons plus rapidement les modes de progression et de sécurisation. Nous gagnons 1 h sur la partie réalisée la veille. Cela nous motive : nous atteignons le sommet à 14 h. Nous y déjeunons, puis repartons pour la descente. Rien n’est fini : il nous reste encore 2 h 30 de descente, dont un rappel, car nous devons éviter d’emprunter les couloirs de descente, afin d’éviter les chutes de pierres. Petit à petit, nous arrivons au pierrier qui nous ramène au refuge. Nous sommes tous réjouis par cette victoire. Nous aurons mis finalement 7 h, approche et descente comprise, pour ce sommet.

Il nous reste ensuite un peu plus d’une heure pour rejoindre les voitures et prendre la route du retour. Ce week-end nous aura permis d’atteindre un niveau d’autonomie inespéré sur ce type de course. Nous aurons aussi appréhendé la nécessité de la rapidité d’exécution des manipulations.